19 janvier 2021

 

Les marchés financiers ont enregistré en 2020 une des séquences les plus mouvementées de leur histoire.

 

Selon les indices, les actions ont chuté de près de 35 % à 40 % en 4 semaines. Les obligations ont suivi le mouvement, les titres Investment Grade et High Yield européens perdant respectivement de 8 % et 20 %.

 

 

Au moment de la crise de 2008, les actions avaient certes baissé de près de 60 %, mais en 18 mois. A titre de comparaison, après un rebond dont peu d’observateurs avaient anticipé l’ampleur, l’année 2020 se termine en retrait de -5 % en Europe et en hausse de 14 % pour les marchés internationaux, tirés par les valeurs technologiques. Dans un contexte aussi volatil, il aura fallu faire preuve de sang-froid et de recul pour ne pas prendre des décisions destructrices.

Maintenir le cap

La philosophie de la gestion sous mandat, dans un climat aussi particulier comme dans des périodes plus stables, n’aura pas varié : l’important pour ne pas se laisser emporter par des mouvements où la psychologie devient aussi importante que les fondamentaux, comme lors de la chute de 2015-2016 (-25 %), est de toujours appuyer les décisions d’arbitrages et d’allocations sur un scénario à moyen terme, ce qui n’empêche pas de s’adapter tactiquement sur le court terme. Cette stratégie, bâtie sur les données économiques qui paraissent les plus probables, possède de multiples variantes, plus optimistes ou plus pessimistes, mais sert de fondation à la construction d’un portefeuille solide dans la durée.

Couvrir à court terme pour respecter les objectifs de moyen-long terme

Au début de la crise boursière, le 24 février, l’exposition aux actions a été réduite en une seule journée de 15 % à 20 % via des produits de couverture très simples : des trackers qui reproduisaient deux fois l’évolution du CAC 40 en sens inverse. Ainsi, une variation du CAC 40 de -1 % se traduisait par une hausse du produit de couverture de 2 %. Le choix s’est volontairement porté sur des couvertures des indices européens, en général moins résistants que les américains, donc plus susceptibles de subir une correction. Ces instruments ont été supprimés graduellement à partir du 9 mars alors que l’indice avait perdu 19 % de date à date, la couverture ayant ainsi gagné 38 %.

 

Cet exemple d’opération de (très) court terme souligne la réactivité dont l’équipe de gestion peut faire preuve. Paradoxalement, elle illustre également le souhait des gérants de maintenir un socle de stratégie à moyen terme : la couverture des portefeuilles a été privilégiée plutôt qu’une vente pure et simple de positions existantes, ceci d’abord pour ne pas déséquilibrer l’allocation des actifs, et également pour ne pas céder des titres appréciés.

 

Dans une stratégie de moyen terme, durant la deuxième partie de l’année 2020, les gérants sont partis du principe que 2021 marquerait, d’une manière ou d’une autre, le retour à la normale dans un contexte de soutien marqué par les gouvernements et banques centrales (cf. les Points de vue marchés « Elle arrive » du 15 octobre et « Elle est arrivée » du 12 novembre 2020). Ce scénario impliquait un renforcement de l’exposition actions, mis en œuvre à partir de la fin du mois de septembre via le positionnement sur des secteurs / valeurs particulièrement sensibles aux blocages sanitaires (tourisme et consommation, par exemple) et à la reprise économique attendue (valeurs cycliques, banques). Ce scénario impliquait également de privilégier la zone boursière en retard et très riche en valeurs « Covid » (et pauvre en valeurs technologiques…) : la zone Euro.

Transparence et indépendance

Ces deux exemples de stratégies à court et moyen termes illustrent les apports d’un service de gestion sous mandat :

 

• Avec une totale transparence, puisque chaque client conserve son propre portefeuille et est informé de toutes les opérations effectuées;

 

• Avec une totale indépendance et objectivité, via des produits simples : actions, fonds actions et obligataires gérés par Meeschaert AM, architecture ouverte (fonds de gérants externes), trackers, fonds de diversification sélectionnés chez les gérants tiers les plus performants dans différentes stratégies.

 

Ainsi, sur courtes et moyennes périodes, une allocation internationale, en lignes directes ou en fonds, flexible et réactive, a permis à tous les profils de portefeuilles (Prudent, Equilibré, Dynamique) d’enregistrer des performances satisfaisantes à comparer, par exemple, avec un CAC 40 qui sur la période progresse d’un maigre 4,5 % sur 3 ans et baisse de 7,1 % sur un an.

 

 

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