9 juin 2020

 

Les événements digitaux initiés par le groupe Meeschaert début 2020 totalisent à ce jour plus de 1 200 participants (au 28 mai 2020) qui ont ainsi interrogé directement les intervenants, experts de Meeschaert AM et partenaires.

 

Un des thèmes abordés durant ces web conférences, partagé dans cet article, porte sur un possible retour de l’inflation.

 

Peut-on envisager une faillite d’un État parmi les grandes puissances mondiales ?

Les conditions ne sont actuellement pas clairement réunies :

 

• Une reprise forte de la consommation des ménages serait nécessaire. Or la hausse du chômage sera un frein à la consommation dans un premier temps.
• Un regain important des investissements des entreprises serait indispensable. Or, ils seront limités à court terme par la nécessité de donner la priorité à la restauration de la rentabilité.
• Le choc actuel est déflationniste.

Quelles sont les issues possibles ?

Les scénarios les plus crédibles à moyen et long terme sur cette question du retour de l’inflation sont les suivants.

 

Un retour progressif de l’inflation, plus ou moins rapide et fort, dans le scénario d’un nouveau cycle de croissance dopée par :

 

• Des dépenses gouvernementales (plans d’investissements, aides financières aux consommateurs pour relancer l’économie), elles-mêmes permises par les banques centrales qui rachètent les dettes d’Etats et inondent les marchés de liquidités.
• Un mouvement de relocalisation de certaines productions stratégiques et une volonté accrue des consommateurs de se tourner vers des produits nationaux.
• Davantage de pressions inflationnistes liées au risque de hausse des tarifs douaniers (ce qui accélère les relocalisations).

 

Soit, dans le scénario d’une forme de japonisation de l’économie mondiale, l’inflation restera durablement basse, à cause :

 

• Du manque de volontarisme politique (absence de plan de relance, trop peu d’aides aux consommateurs, retour trop rapide à l’orthodoxie budgétaire).
• D’une concurrence internationale qui tire les prix vers le bas malgré des relocalisations.

 

Consulter le site Meeschaert AM.