9 décembre 2019

 

Depuis plusieurs mois, investisseurs et commentateurs des marchés actions se posent les mêmes questions : le ralentissement de l’économie est-il plutôt devant ou derrière nous ? Va-t-on vers une escalade ou non de la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump ?

 

Les réponses, permettant d’anticiper l’évolution future des bénéfices des entreprises et de leur cours de Bourse, reviennent aussi en boucle.

 

En cette fin d’année, les indications apportées par les évènements et statistiques récents n’apportent pas plus de réponse.

L’économie mondiale continue de croître à un rythme relativement soutenu malgré des signaux de ralentissement. Tant que les banques centrales restent résolues à la soutenir, seul un choc exogène majeur pourrait retourner la situation.

 

Sur le front de la guerre commerciale, une répétition à l’identique des mêmes phases se déroule : l’espoir de voir les négociations avancer alimente la hausse des marchés, ce qui donne des marges de manœuvre au président américain qui durcit alors le ton, donc les négociations piétinent. Dès que la crainte d’une impasse fait fléchir un peu les marchés, Donald Trump adoucit son discours et le cycle recommence.

 

Les évolutions des grands indices actions sur les dernières semaines illustrent parfaitement ce phénomène que l’on pourrait trivialement résumer par : « un pas en arrière, deux pas en avant »… sur le plan boursier en tout cas, à défaut de pouvoir dire la même chose sur le plan du conflit commercial.

 

Au cours des semaines passées, il y aura donc eu très peu d’évolutions fondamentales, si ce n’est le bilan plutôt positif que l’on peut tirer de la dernière saison des résultats d’entreprises et le constat que beaucoup d’investisseurs, trop peu exposés à l’été, sont revenus sur les actions au cours de l’automne. La démonstration renouvelée de la résilience des marchés, dès qu’une baisse semble s’amorcer, aura donc fini par convaincre une partie des sceptiques que l’environnement de taux extrêmement bas, conjugué à une conjoncture macroéconomique relativement bonne, élève l’expression « il n’y a pas d’alternative aux actions » en réalité du moment.

 

La mécanique des flux, qui prévaut aujourd’hui encore, ne semble pas prête à s’inverser, même si de très fugaces corrections (comme lors des premières séances de décembre) viennent ponctuellement rappeler que des phases de respiration sont nécessaires pour alimenter le sprint des actions.

 

Malgré des incertitudes à court terme, le seul élément, quasiment acquis, est qu’il ne faisait pas bon être frileux sur les actions en 2019 et que les ingrédients qui ont mené à ce très bon cru semblent toujours réunis à l’approche de 2020.

 

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