31 mai 2018

 

Après un épisode de baisse brutale au cours du premier trimestre, suivi d’un puissant rebond jusqu’à la fin du mois de mai, les marchés souffrent à nouveau après les développements politiques de ces derniers jours en Italie.

 

En effet, la plupart des observateurs ont été surpris par l’alliance jugée improbable entre les deux partis populistes antisystème, Ligue et Mouvement 5 étoiles.
Le premier ministre pressenti, M. Conte, a proposé comme Ministre des Finances un eurosceptique notoire dont la candidature a été refusée par le Président Matarella ce qui a amené M. Conte à renoncer à son poste.

 

 

Cette situation fait craindre un probable retour aux urnes dans les prochains mois et une mobilisation encore plus forte en faveur des partis populistes, renforçant ainsi leurs positions anti-austérité et antisystème.

 

Financièrement, dans un contexte où la dette italienne reste parmi les plus élevées au monde (le ratio dette rapportée au PIB dépasse les 130 %), le risque de laxisme budgétaire augmente. Les taux se sont donc logiquement tendus en Italie : le taux à 10 ans est passé de 1,73 % début mai à 3,05 % fin mai et les taux courts ont également dérapé passant de – 0,3 % le 11 mai à 2,26 %.

 

Ce mouvement important et l’incertitude qui devrait perdurer durant les prochaines semaines ont fortement augmenté l’aversion au risque des investisseurs, faisant rechuter les marchés actions qui étaient déjà freinés dans leur élan depuis le début de l’année par d’autres craintes : guerre commerciale déclenchée par les États-Unis, ralentissement économique en Europe, crises géopolitiques, retour de l’inflation, tensions obligataires, etc.

Ce contexte nous incite à penser que, temporairement, le potentiel de hausse des indices actions s’est réduit. Pour les mêmes raisons, le risque de voir la classe obligataire encore peiner dans les prochains mois n’est pas nul.

Les équipes de la Direction des Investissements étaient déjà prudemment positionnées depuis plusieurs semaines avec des poches de liquidités importantes, qui ont même été augmentées ces derniers jours. Toutefois, les éléments dont nous disposons à ce stade ne remettent pas en cause notre scénario positif sur un horizon fin 2018 et au-delà, en Europe notamment. Ainsi, le moment venu, nos gérants profiteront des opportunités qui ne manqueront pas d’apparaître dans les prochaines semaines.

 

 

Consulter le site Meeschaert Gestion Privée.