3 décembre 2018

 

Les obligations convertibles sont des titres de créances négociables émis par des entreprises. Sous certaines conditions, elles peuvent être converties en actions par les investisseurs. Souvent méconnues, elles représentent une véritable alternative aux obligations classiques.

 

Comme pour toutes obligations, on connaît dès l’émission le coupon et la date d’échéance à laquelle l’émetteur sera tenu de rembourser le capital emprunté.

 

 

Les avantages

Pour l’émetteur, c’est un moyen de réduire son coût de l’emprunt car le coupon servi est sera inférieur à celui d’une obligation classique de même risque. En contrepartie, il offre aux investisseurs une option de conversion.

 

L’intérêt pour l’investisseur consiste à concilier les avantages des deux composantes : ceux du monde obligataire avec le profil de risque prudent, mais aussi ceux du monde des actions avec le potentiel de croissance.

 

Ainsi, elles permettent de s’associer au développement d’une société en prenant des risques plus limités qu’en acquérant les actions équivalentes. Si le cours en Bourse de cette société progresse, celui des obligations convertibles tend à s’apprécier. Mais si l’action chute, le caractère obligataire de l’obligation convertible agit comme amortisseur à la baisse.

Typologies d’émetteurs

Les obligations convertibles peuvent être émises par une grande diversité d’émetteurs :

 

des groupes connus comme Safran, Airbus, Deutsche Post ou Telecom Italia ;

 

• ou encore des entreprises de taille plus modeste qui cherchent à financer leur croissance comme Elis, Maison du Monde ou Genfit.

Modalités d’investissement

Pour investir dans cette classe d’actifs, un particulier le fera via un ou plusieurs fonds communs de placement (FCP) spécialisés.

 

En effet, les obligations convertibles sont peu liquides, avec généralement un nominal, c’est-à-dire le prix d’une obligation à l’émission, de cent mille euros, donc inadapté aux attentes d’un investisseur particulier.

 

Consulter le site de Meeschaert AM.