8 novembre 2019

 

Nous soulignions le mois dernier le pessimisme excessif des marchés alors que factuellement la situation globale, en ralentissement peut-être, paraissait encore solide.

 

Depuis notre publication du 4 octobre dernier, l’Euro Stoxx 50 a progressé de 6,3 % et le S&P 500 de 4,3 %.

 

Les indices européens sont à leurs plus hauts des 10 dernières années et les indices américains à leurs records historiques.

 

Les éléments de soutien au marché évoqués le mois dernier sont toujours présents :

• Pessimisme ambiant, même si en légère amélioration.
• Les investisseurs sont peu exposés. Chez de nombreux gérants, les performances des fonds diversifiés sont très en retard (et ne compensent pas les pertes subies en 2018) et le manque de rebond au mois d’octobre d’une grande partie de ces fonds illustre leur faible exposition aux actifs risqués, actions et obligations.
• Donald Trump montre de plus en plus de signes de faiblesse dans ses discussions avec les Chinois. La mise en place de droits de douane annoncée est repoussée (avant d’être annulée bientôt ?).
• Les banques centrales ont agi en septembre.
• Les signes de stabilisation économique apparaissent en Chine et aux États-Unis.

 

Les marchés de taux semblent avoir bien compris que la situation gagnait en visibilité. Les taux gouvernementaux français à 10 ans sont ainsi revenus à zéro alors qu’ils étaient encore à -0,4 % à la fin du mois d’août. Aux Etats-Unis, les taux à 10 ans atteignent 1,81 %. Ils ont repris 0,3 % depuis les plus bas.

La peur semble avoir changé de camp

Les indices actions ont enregistré très peu de séances négatives depuis leur point bas du 2 octobre. L’Euro Stoxx a ainsi baissé 7 fois sur 23 séances dont 6 fois pour moins de 0,5 %… Pour beaucoup d’intervenants, la peur n’est plus d’une correction des marchés, mais d’un rallye de fin d’année. Les reculs de marchés sont peu nombreux parce que les gérants sous-investis ne peuvent plus tenir leur position.

 

La période de publication des résultats des entreprises pour le 3e trimestre a été moins décevante qu’anticipée, ce qui a soutenu les indices, mais a tout de même conduit à des révisions en baisse des prévisions. Hausse des marchés et révisions des anticipations signifient augmentation des niveaux de valorisation. Celles-ci ne sont pas absurdes, mais sont maintenant supérieures à la moyenne historique (PER 14,5x pour l’Euro Stoxx contre une moyenne de 13,5x et un haut de fourchette ces dernières années de 15x).

 

En résumé, la situation de l’économie mondiale et des marchés paraît toujours positivement ancrée pour les prochains mois, mais à plus court terme, après une hausse aussi forte que rapide ces dernières semaines, les indices actions pourraient légitimement marquer une pause.

 

Consulter le site Meeschaert Gestion Privée.