18 février 2019

 

Les actions des banques centrales, mais aussi la capacité des grandes puissances, États-Unis et Chine en tête, à soutenir la croissance seront clés pour les mois à venir.

 

Ces éléments constitueront deux catalyseurs décisifs de l’année sur les marchés financiers.

 

 

Les risques se sont accumulés en 2018 à différents niveaux :

 

Politique : les menaces de guerre commerciale et la montée du populisme,

Économique : après une année 2017 très favorable, 2018 a vu un tassement de la croissance.

Monétaire : la fin des quantitative easing entraîne une baisse de la liquidité dans le monde et la hausse régulière des taux directeurs aux Etats-Unis.

Entreprises : on assiste au cours du 3e trimestre à une inflexion des résultats.

 

Quelles sont les perspectives pour 2019 ?

 

• Les risques politiques devraient perdurer.

• L’environnement économique reste bien orienté, sans signal de récession à venir.

• La faiblesse des prix du pétrole devrait soulager l’ensemble des acteurs économiques.

• La baisse actuelle des marchés devrait conduire les autorités monétaires (Fed et Chine) à un changement de ton pouvant potentiellement prolonger le cycle économique.

• Les résultats des entreprises restent favorables dans les pays développés.

Les perspectives des marchés obligataires

La prédominance des sujets politiques en 2018, cumulée au resserrement monétaire de la Fed et à la fin du quantitative easing de la Banque Centrale Européenne, ont mis en difficulté l’ensemble des classes d’actifs obligataires.

Face à des fondamentaux qui ne se détériorent pas, les obligations les plus risquées semblent présenter encore de l’intérêt dans l’environnement actuel.

 

Dans ce contexte, la grille d’allocation d’actifs à privilégier est la suivante :

 

Dettes souveraines : sous-pondérer

– Duration longue, portage faible,

– Les points morts des indexées inflation sont attractifs.

 

• Crédit « investment grade » : neutre

– Eviter les durations les plus longues et les BBB – senior,

– Les titres hybrides « investment grade » restent privilégiées.

 

• Crédit « high yield » : surpondérer

– Le marché plus mature a radicalement changé depuis 2009,

– Le portage compense une hausse éventuelle des défauts.

 

• Obligations convertibles : surpondérer

– Des caractéristiques techniques très favorables

Des thématiques porteuses sur les marchés d’actions

Alimentée par l’évolution des risques politiques, la volatilité des marchés restera élevée en 2019.
Le niveau des matières premières profitera au pouvoir d’achat des ménages et aux marges des entreprises. Les anticipations de croissance des bénéfices demeurent positives.
La baisse des valorisations associée à un rendement élevé devrait absorber les révisions baissières supplémentaires.

 

Ainsi, les thématiques suivantes sont à privilégier pour ce début d’année :

 

• les valeurs défensives au détriment des valeurs cycliques.

• les grandes capitalisations par rapport aux petites capitalisations.

• les titres offrant un rendement élevé, une bonne visibilité sur les cash flows et un pricing power important.

• les valeurs pouvant profiter d’un plan de relance en Chine.

 

Dans cet environnement de marché volatil, la mobilité et une part importante de liquidités sont déterminantes, pour être en position de saisir les opportunités.

 

Consulter le site de Meeschaert AM.