03 mars 2020

 

Alors que les marchés financiers connaissent une correction aussi violente que rapide, il me semble important de partager ces quelques réflexions.

 

La peur étant mauvaise conseillère, comment remplissons-nous notre rôle de gérants ?

 

Un exemple, le fonds MAM Sustain USA

Ces dernières semaines, au vu des conséquences du coronavirus sur l’économie mondiale, nous avons fortement réduit l’exposition du portefeuille aux secteurs les plus impactés : transports aériens, matières premières, sociétés technologiques qui pourraient souffrir de ruptures dans leurs chaînes d’approvisionnement. Ceci nous a amenés à créer une position en liquidités de 10 % pour atténuer la volatilité du fonds.

 

En revanche, la correction des marchés ne nous amène pas à revoir les fondements mêmes de nos investissements. Que ce soient les entreprises tournées vers l’avenir, le développement durable, les nouvelles technologies telles que le 5G, le cloud, l’intelligence artificielle, les moyens de paiements informatiques. La liste est longue : ces investissements à moyen et long terme ne souffriront pas de retombées notables dues à la crise actuelle.

Alors que doivent faire les investisseurs pour préserver et faire croître leur épargne ?

La réponse est plus simple qu’elle ne pourrait paraître. Sur les douze dernières années, pour chaque correction de marchés (crise des subprimes, de l’euro, dette grecque, conséquences du Brexit), c’est en investissant en période de stress que l’on dégage les plus grands profits. L’épargnant américain, qui adopte souvent le « Dollar Cost Averaging », le sait bien. Cette technique consiste à investir régulièrement dans les actions, sans tenir compte ni des hausses ni des baisses de marchés. Celui qui aurait acheté le S&P 500 en mars 2008, à un niveau de 666,79, bénéficierait aujourd’hui d’un profit de 350,9 %. Plus récemment, celui serait entré lors de la correction de décembre 2018, avec un S&P 500 à 2 346, obtiendrait encore aujourd’hui un gain de 30,2 %.

Des opportunités, notamment sur les marchés américains, vont se présenter permettant de profiter de la correction actuelle

Les dépenses du consommateur sont le moteur de l’économie américaine. L’exposition aux chocs macroéconomiques mondiaux est donc atténuée. Par exemple, l’immobilier profite pleinement du niveau des taux d’intérêt, puisque ceux-ci continuent à baisser.

 

Autre atout unique aux États-Unis, la politique interventionniste de la Réserve fédérale. Les taux d’intérêt, même à leurs niveaux actuels, pourraient être abaissés plusieurs fois au cours de l’année, renflouant les marchés, et provoquant un effet de richesse qui stimulera à nouveau la consommation.

 

Les États-Unis sont en période électorale. Aussi, l’administration de Donald Trump utilisera tous les moyens à sa disposition pour soutenir l’économie. Les marchés financiers sont considérés par le président comme l’expression la plus visible de son succès. Des baisses d’impôts pour une grande partie de la population devraient être annoncées pendant la campagne électorale, là aussi, important facteur de relance.

 

Consulter le site de Meeschaert AM.