6 mai 2019

 

Le comité Pro Persona est un cercle de réflexion composé de philosophes, théologiens et d’experts de la finance, il vise à approfondir les questions éthiques qui se posent à l’activité financière et économique.

 

Sa mission ? Contribuer à une recherche fondamentale et appliquée en faveur d’une finance au service de l’économie et d’une économie au service de la personne humaine. Pour partager les fruits de ses réflexions, Pro Persona édite des Cahiers, découvrez le quatrième numéro de la séquence « Finance et marché » :

 

 

Les dérives du marché financier sont connues, ne serait-ce que ses fluctuations spéculatives, ou la dominante du court terme, ou son opacité croissante. En même temps, une économie de marché suppose un marché du capital et donc une forme de marché financier. Il est alors essentiel, dans la recherche du bien commun, de se préoccuper des voies et moyens pour obtenir autant que possible un bon marché financier. Peut-on relever ce défi ?

Qu’est-ce qu’un bon marché financier ?

Un marché financier est, comme tout marché, un lieu d’échange public, confrontant des financements entre investisseurs et entrepreneurs ou emprunteurs, matérialisés par des titres négociables. Cet échange est en principe possible à tout moment de la vie du titre, et sur une base régulière. Il se distingue donc des financements directs sans confrontation publique – qu’il s’agisse de l’activité bancaire de dépôt et de crédit ou de l’investissement en actions non cotées. Au sens large, le marché financier inclut aussi les produits dérivés, qui concernent les transferts de risques, le marché des changes et d’autres. Le marché des actions (la Bourse) en est toutefois l’archétype, qui sera pris comme référence principale dans ce qui suit.

 

L’avantage de ce marché est double : liquidité et information. D’une part, il permet à l’investisseur d’avoir la possibilité, quand il le souhaite, de vendre le titre détenu et par là de retrouver des espèces ou de se dégager d’un investissement qu’il ne juge plus désirable. C’est ce qu’on appelle la liquidité. Cela élimine les risques résultant d’immobilisations non liquides et rend donc possibles de nombreuses opérations qui ne le seraient pas sinon. D’autre part, la fréquence des transactions donne un prix d’échange, permettant à l’investisseur ainsi qu’à l’entreprise d’évaluer la manière dont le marché perçoit le titre considéré, soit par rapport à ses performances futures, soit au vu des autres possibilités d’investissement. Il y a ainsi une confrontation publique permanente des projets en présence, très utile pour les investisseurs. C’est le rôle informatif du marché.

 

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