18 mars 2019

 

Le comité Pro Persona est un cercle de réflexion composé de philosophes, théologiens et d’experts de la finance, il vise à approfondir les questions éthiques qui se posent à l’activité financière et économique.

 

Sa mission ? Contribuer à une recherche fondamentale et appliquée en faveur d’une finance au service de l’économie et d’une économie au service de la personne humaine. Pour partager les fruits de ses réflexions, Pro Persona édite des Cahiers, découvrez le troisième numéro de la séquence « Argent » :

 

L’argent au service du bien commun

Dans notre société, le fait est que les rapports humains ont presque toujours une dimension monétaire, et que la position économique est un élément déterminant pour le statut social de chacun. Si donc l’éthique nous demande de mettre en œuvre des rapports plus humains et plus fraternels, nous ne pouvons éluder la question du bon usage de notre argent. Car si nous en avons la propriété, donc la liberté de l’utiliser, nous en avons aussi la responsabilité ; nous devons donc réfléchir au meilleur usage moral possible de cet argent. La Doctrine Sociale de l’Église fait intervenir le principe de la destination universelle des biens : nous en sommes propriétaires pour les utiliser en vue du bien commun.

 

Ce n’est pas une question nouvelle. Les Evangiles contiennent de nombreux textes évoquant l’usage de l’argent, et la réflexion théologique sur le sujet était déjà importante au Moyen Âge. Dans le même esprit, Léon XIII précisait dans Rerum novarum (n° 19) : « Nul assurément n’est tenu de soulager le prochain en prenant sur son nécessaire ou sur celui de sa famille, ni même de rien retrancher de ce que les convenances ou la bienséance imposent à sa personne. Nul en effet ne doit vivre contrairement aux convenances. Mais dès qu’on a accordé ce qu’il faut à la nécessité ou à la bienséance, c’est un devoir de verser le superflu dans le sein des pauvres… Quiconque a reçu de la divine bonté une plus grande abondance, soit des biens extérieurs et du corps, soit des biens de l’âme, les a reçus dans le but de les faire servir à son propre perfectionnement, et, également comme ministre de la Providence, au soulagement des autres ».

 

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