9 mai 2018

 

Dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, Meeschaert Asset Management publie ses réflexions sur l’évaluation de l’empreinte carbone de certains portefeuilles.

 

L’objectif est d’examiner de façon détaillée les secteurs exposés à la transition énergétique en présentant leurs activités, en identifiant les risques liés au changement climatique et en élargissant le domaine d’analyse à d’autres paramètres environnementaux (gestion des déchets, consommation d’eau, préservation de la biodiversité…).

 

Présentation

Les activités présentes dans le secteur de la chimie se répartissent en trois branches : les produits chimiques de base, les produits spécialisés et ceux vendus au consommateur final. Il s’agit principalement de la conversion de matériaux bruts tels que le pétrole, le gaz naturel, l’air ou encore des minerais, en des produits à valeur ajoutée qui seront utilisés dans divers domaines : agriculture, bâtiment, automobile…

 

L’une des principales caractéristiques de cette industrie est son intensité en énergie et particulièrement en pétrole. Comme pour le secteur de l’énergie, cette dépendance au pétrole va induire une importante consommation d’eau et de fortes émissions de CO2 en aval. Cependant, leur analyse n’est pas suffisante pour comprendre l’impact environnemental du secteur.

 

Il est essentiel de prendre en compte les retombées environnementales de l’utilisation de ces produits chimiques, aussi bien négatives que positives (chimie durable : recyclage, isolation, piles à combustibles, etc).

Risques liés au changement climatique

La chimie étant l’une des industries les plus intensives en énergie, l’ensemble des risques physiques du secteur énergétique sont applicables ici. Concernant les risques de transition, une importante réglementation a été mise en place depuis 10 ans : REACh (Enregistrement, Evaluation et Autorisation des produits Chimiques).

 

L’engagement du secteur de la chimie s’est renforcé avec la COP21 en 2015, l’Union des Industries Chimiques (UIC) a pris de nouveaux engagements : +12 % d’efficacité énergétique et -13 % d’émissions de GES entre 2012 et 2025.

Vision 360°

Dans l’Union européenne, l’industrie de la chimie représente 20 % de la consommation énergétique industrielle. Au niveau mondial, l’industrie de la chimie s’élève à 3 534 milliards d’euros Selon une étude de « Pike Research » la chimie verte devrait passer de 2,8 milliards de dollars en 2011 à 100 milliards en 2020.

 

La SDA (Sectoral Decarbonization Approach) a défini une trajectoire cible du secteur chimie qui montre une stabilisation de l’intensité carbone entre 2013 et 2015, pour ensuite entamer une période de forte baisse.

Entreprises du secteur

Arkema, Air Liquide, Akzo Nobel, BASF, Clariant, Croda International PLC, Elementis, EMS-Chemie, Evonik Industries, Fuchs Petrolub, Hexpol, Johnson Matthey, K + S, Koninklijke DSM, Lanxess, Lind, SPCM, Solvay, Symrise, Syngenta, Umicore, Victrex, Yara

 

Consulter le site ISR du groupe.

 

Ce texte est extrait du “Rapport annuel empreinte carbone du FCP MAM Human Values“.