24 avril 2018

 

Dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, Meeschaert Asset Management publie ses réflexions sur l’évaluation de l’empreinte carbone de certains portefeuilles.

 

L’objectif est d’examiner de façon détaillée les secteurs exposés à la transition énergétique en présentant leurs activités, en identifiant les risques liés au changement climatique et en élargissant le domaine d’analyse à d’autres paramètres environnementaux (gestion des déchets, consommation d’eau, préservation de la biodiversité…).

 

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Présentation

Le secteur automobile peut se décomposer de la façon suivante : les constructeurs de voitures et de camions, les équipementiers et les fabricants de pneus. Ces activités sont essentielles pour l’ensemble de l’économie puisqu’elles créent une demande dans les industries en amont, telles que l’acier et les textiles, et participent en aval au développement de services de mobilité et aux TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) avec le développement de la digitalisation ; entrainant ainsi un effet multiplicateur.

 

Cette année, l’intégration du scope 3 pour le secteur automobile permet de prendre en compte l’ensemble des émissions indirectes liées à l’utilisation des véhicules. Ces émissions sont non négligeables : en 2016 on estime qu’elles représentent 4 fois celles des scopes 1 et 2. Face à la forte contribution de cette activité aux émissions de CO2 et aux opportunités d’innovation environnementale qui en découlent, l’analyse du secteur automobile est incontournable.

Risques liés au changement climatique

Une forte interdépendance existe entre le secteur automobile et les fournisseurs de matières premières comme l’acier, le caoutchouc ou encore le gaz naturel. De plus, des événements tels que les tensions géopolitiques ou les grèves ont un impact sur le secteur. Les risques physiques liés au changement climatiques sont à prendre en considération dans ce domaine : pénurie d’eau, précipitations extrêmes, etc.

 

Le secteur automobile est aussi exposé à un cadre législatif de plus en plus exigeant, engendrant des risques de transition pour les entreprises n’ayant pas anticipé ces nouvelles exigences environnementales. Ainsi, différentes réglementations européennes existantes ou en cours de réflexion doivent être intégrées à l’analyse de la pérennité de l’offre, et donc du modèle économique des entreprises du secteur : la limitation des émissions de CO2 des véhicules particuliers (seuil fixé à 130g/km en 2015 et 95g/km en 2020), la taxe carbone ou les quotas d’émissions.

Vision 360°

Les transports représentent 21 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union Européenne. En France, on estime que le nombre de voitures connectées va doubler entre 2016 (400 000) et 2017. La SDA (Sectoral Decarbonization Approach) a défini une trajectoire cible du secteur automobile qui montre une diminution constante des émissions à partir de 2010.

Entreprises du secteur

Fabrique de voitures : BMW, Daimler, Fiat, Renault, PSA, Volkswagen
Équipement : Faurecia, GKN, Rheinmetall, Valeo
Fabrique de camions : Man, Scania, Volvo
Pneus : Continental, Nokian, Michelin, Pirelli & Co

 

Consulter le site ISR du groupe.

 

Ce texte est extrait du “Rapport annuel empreinte carbone du FCP MAM Human Values“.