28 avril 2020

 

L’engouement suscité par la publication de la première empreinte sociale d’un OPCVM en septembre 2018, puis par celles des empreintes eau, alimentation et sociale du fonds MAM Transition Durable Actions un an plus tard, confirme l’intérêt des investisseurs de comprendre l’impact positif de leurs placements.

 

L’équipe de recherche ISR de Meeschaert AM continue ainsi à innover en réalisant la première Empreinte océans d’un portefeuille.

 

 

La préservation de la biodiversité prend une ampleur croissante dans les enjeux environnementaux. Malgré ses apports écologiques et économiques majeurs à la société (notamment en matière d’approvisionnement en ressources naturelles et de régulation atmosphérique), les espèces végétales et animales disparaissent à un rythme exponentiel en raison de l’activité humaine. Malheureusement, il en est de même pour la biodiversité marine, qui a reculé de 39 % entre 1970 et 2010. C’est pourquoi, après avoir mesuré l’empreinte carbone, sociale, eau et alimentation de fonds ISR, il est apparu important d’évaluer l’impact positif apporté par certaines entreprises, en matière de préservation de la diversité biologique marine.

 

Dans cette optique, trois causes majeures participant à la dégradation de la biodiversité marine, présentées dans le rapport publié en 2019 par l’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) ont focalisé notre attention : la prolifération des espèces invasives, la pollution pétrolière, ainsi que la pollution plastique.

Prolifération des espèces invasives

La forte croissance du transport maritime international génère des dommages importants sur la biodiversité marine. La circulation d’organismes aquatiques via les eaux de ballast perturbe en effet les écosystèmes, en dispersant localement des espèces exotiques pouvant devenir invasives. Pour lutter contre ce phénomène, une convention internationale a été adoptée en 2017. Elle impose aux navires de s’équiper d’un système de traitement des eaux dans les cinq prochaines années. C’est pourquoi des investissements ont été réalisés dans des sociétés développant des systèmes de nettoyage aux technologies performantes. Un calcul de la valeur ajoutée environnementale de chacune de ces entreprises a été réalisé.

Pollution pétrolière

Les déversements de résidus d’hydrocarbures ont des conséquences désastreuses sur la biodiversité marine. On estime ainsi qu’entre 150 000 et 400 000 tonnes d’hydrocarbures sont délibérément déversées dans les océans du fait des déballastages et des dégazages. Le re-raffinage des huiles usées permet, non seulement, de limiter ces répercussions néfastes, mais aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Différentes formes de retombées liées à l’activité des entreprises de ce secteur ont ainsi été évaluées : l’impact CO2 ainsi que son équivalent hydrique.

Pollution plastique

Il existe un continent de plastique dans les océans, évalué à trois fois la surface de la France. Chaque année, près de 8 millions de tonnes, dont la durée de vie dépasse 450 ans, sont déversées en mer. C’est pourquoi il est fondamental, d’une part de réduire la consommation de plastique et d’autre part d’augmenter le taux de recyclage (seuls 9 % de ces déchets sont recyclés dans le monde). Différentes entreprises développant des solutions de retraitement plastique ont été sélectionnées dans le portefeuille de MAM Transition Durable. L’impact environnemental associé à la quantité de plastique recyclée est également présenté dans l’Empreinte océans.

 

Consulter le site ISR du groupe et découvrez l’empreinte océans