1er juillet 2019

 

L’accélération des innovations numériques génère une forte augmentation de la consommation de métaux rares, des composants de plus en plus indispensables.

 

Leurs caractéristiques et leur exploitation soulèvent de nombreuses questions quant à la responsabilité des entreprises, notamment en termes d’enjeux opérationnels, environnementaux, sociaux et réglementaires.

 

Qu’est-ce que les métaux rares ?

Ces métaux méconnus servent pourtant à fabriquer de nombreux objets usuels (téléphones portables, ordinateurs, éclairages, voitures…) ou en faveur de la transition énergétique (éoliennes, batteries, chimie…). Leur extraction génère une forte utilisation de ressources puisqu’ils sont présents en faible concentration dans la nature.

Quels sont les risques liés à ces matières ?

Il existe un risque d’approvisionnement, notamment concernant les terres rares dont 95 % de la production est réalisée en Chine. Cette situation quasi-monopolistique pourrait avoir des conséquences importantes au niveau géopolitique, voire géoéconomique.

 

Par ailleurs, leurs conditions sociales d’extraction et leurs conséquences environnementales font l’objet de vives critiques.

Comment s’en prémunir ?

Les grandes entreprises sont dans l’obligation d’avoir une vision et une compréhension approfondies de l’impact de leurs fournisseurs en matière de respect des droits humains. Ceci implique une transparence totale sur la chaîne d’approvisionnement : un enjeu de taille lorsque la production dépend de l’approvisionnement en matières premières stratégiques. Il s’agit, de plus, d’éviter tout transfert de responsabilité de l’entreprise, qui externaliserait les problématiques sociales et environnementales de son activité au niveau de ses fournisseurs.

 

Pour en savoir plus :

Le rapport, « Les chaînes d’approvisionnement en métaux rares – Les enjeux pour une transition énergétique durable », s’inscrit dans les actions menées par le réseau d’engagement actionnarial européen Shareholders for Change. Il est publié, dans son intégralité, sur le site internet de Meeschaert AM.

 

FOCUS

L’éolien : un secteur qui a le vent en poupe

Que ce soit en onshore ou en offshore, ce dispositif de transformation de l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique nécessite l’utilisation de métaux rares à plusieurs niveaux.

 

L’Union européenne souhaitant que 32 % de son mix énergétique soit issu d’énergies renouvelables d’ici 2030 (contre 22,7 % actuellement), les parcs devraient encore se multiplier. Selon les scénarios, les énergies renouvelables et l’hydraulique devraient constituer entre 65 % et 81 % du mix énergétique européen en 2040, dont entre 30 et 35 % d’énergie éolienne.

 

A l’heure actuelle, les turbines sont majoritairement composées d’une transmission avec multiplicateur. Cependant, à horizon 2020, la moitié des éoliennes offshore utiliseront des turbines à entraînement direct. Or cette dernière technologie utilise des métaux rares, notamment le néodyme et le dysprosium.

 

Il relève donc de la responsabilité des acteurs de la chaîne de valeur éolienne de conduire des diligences raisonnables auprès de leurs fournisseurs, afin d’identifier, de prévenir et de réduire les impacts négatifs de cette production.

 

Consulter le site ISR du groupe et découvrez le rapport sur « Les chaînes d’approvisionnement en métaux rares – Les enjeux pour une transition énergétique durable ».