24 juin 2019

 

Une missions parfois méconnue assignée à nos équipes consiste à porter les voix, de façon objective et constructive, des clients qui nous ont confié la gestion de leurs avoirs.

 

 

Notre métier d’investisseurs nous amène à analyser des entreprises de manière approfondie, sous de nombreux aspects – et notamment des critères ESG -, pour les sélectionner dans nos portefeuilles. Il nous place donc en première ligne pour instaurer avec elles un dialogue équilibré, dans l’objectif de faire évoluer leurs pratiques. Nous contribuons ainsi, au quotidien, à faire progresser l’économie réelle, pour le bien commun.

 

Notre engagement actionnarial nous conduit à dialoguer directement avec les dirigeants des entreprises ou encore à nous positionner, de manière active et prospective, à l’occasion des assemblées générales.

 

Dans ce domaine, les actionnaires disposent d’un formidable levier pour influencer la stratégie des entreprises : le vote aux assemblées générales. Etudier et se positionner sur les questions et ordres du jour ou encore déposer des résolutions externes : il est heureux de constater que l’engagement actionnarial de certains investisseurs commence à faire évoluer la gouvernance de grands groupes. Des problématiques comme la rémunération des dirigeants ou la composition des conseils d’administration ont ainsi été mises sur le devant de la scène ; des sujets environnementaux ont émergé. Dernièrement, lors de l’assemblée générale d’H&M, la démarche innovante de Meeschaert AM et du réseau Shareholders for Change nous a amenés à déposer la seule résolution externe en Europe portant sur une initiative sociétale.

 

Paradoxalement, cette initiative n’aurait pas pu exister si H&M n’avait pas été un groupe suédois. Car chaque pays d’Europe a établi des normes nationales spécifiques de tenue des assemblées, de modalités de vote et de critères de dépôt de résolutions. Sans évoquer la forte complexité réglementaire, la France exige ainsi un seuil de détention d’au moins 0,5 % du capital.

 

Respect de l’environnement, droits de l’Homme ou équilibre de la gouvernance : à titre de comparaison, aux États-Unis, le détenteur de 2 000 dollars d’actions est habilité à interagir avec une entreprise, quelle que soit sa taille, pour s’assurer de la façon dont son placement est employé.

 

Je suis convaincu qu’il n’existe pas d’entreprise responsable sans actionnaire engagé. Encore faut-il donner à ce dernier les moyens d’exercer sa responsabilité.

 

Consulter le site ISR du groupe Meeschaert.