30 octobre 2018

 

Juin 2017, coup de théâtre ! Le Président Trump annonce que les Etats-Unis quittent la COP 21.

 

La première puissance mondiale tourne le dos à la protection de l’environnement, à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique.

 

 

La réalité est bien éloignée de cette posture gouvernementale. Au niveau des citoyens, des entreprises comme des Etats, les comportements, les initiatives et les réglementations continuent à évoluer favorablement.

 

En frappant les esprits, un autre événement, celui-là dramatique, a contribué à remettre en question le cœur de notre métier : la gestion d’actifs.

 

Quand, en février dernier, un ancien élève de Stoneman Douglas High School en Floride tue 18 étudiants dans leurs classes, l’émotion est à son comble. Quelques jours plus tard, un des enseignants découvre que son fonds de pension détient des actions de American Outdoor Brands, le fabricant de l’arme automatique Smith and Weston AR 15 utilisée par le tueur. A l’émotion succède l’indignation. Des gérants d’actifs, tels que Blackrock, remettent en question certains de leurs investissements. Des compagnies aériennes, dont Delta, des chaînes d’hôtels, dont Marriott, ne veulent plus accorder de remises aux membres de la NRA, la très puissante association des porteurs d’armes.

 

Chacun dans son domaine dresse le constat suivant : c’est par notre comportement personnel, mais aussi au travers de nos comportements financiers, que nous pouvons agir pour participer à la sauvegarde de notre planète pour les générations futures. De même que chacun de nous réalise, au quotidien, des actes de recyclage grâce au tri sélectif, nous pouvons, en tant qu’investisseur, exclure de nos portefeuilles les sociétés qui polluent, fabriquent des armes de guerre que des adolescents peuvent acheter, ou participent à des actes de discrimination.

 

En adoptant des méthodes de sélection ISR (Investissement Socialement Responsable) – selon des critères ESG, pour Environnementaux, Sociétaux et de Gouvernance -, notre métier de gestionnaire d’actifs prend ainsi tout son sens.

 

Comment ? En étudiant l’engagement socialement responsable des entreprises dans lesquelles nous investissons. En scrutant leurs actions en faveur de la protection de l’environnement. En étant intransigeants sur leur éthique, leur respect de l’être humain.

 

En privilégiant celles qui mettent en avant le développement durable. Nous pouvons ainsi dépasser l’action personnelle pour influencer à long terme le développement harmonieux de notre planète. Les fonds dénommés ISR ou ESG connaissent aux Etats-Unis une croissance phénoménale. Selon McKinsey, en 2017, 26 % des actifs gérés globalement se revendiquent de ces critères.

 

Cependant, l’étude de la composition de la plupart de ces fonds amène à un constat. Parce qu’ils répliquent des indices, leurs choix d’investissement se portent sur des groupes pollueurs, ignorant les droits fondamentaux de l’homme, aveugles aux inégalités de représentation des minorités et parfois même bafouant le droit et la représentation des investisseurs.

 

Consulter le site Meeschaert Asset Management.