29 juillet 2019

 

Que ce soit dans les ordinateurs, les téléphones portables, les équipements liés aux énergies renouvelables ou dans les batteries des véhicules électriques, les métaux rares sont devenus des composants essentiels et indispensables qui participent pleinement à la transition énergétique et numérique.

 

Parmi les métaux rares, on retrouve des éléments aux propriétés chimiques spécifiques tels que les terres rares, le lithium ou le cobalt

 

 

Ces métaux sont extraits dans des conditions très particulières. Ils sont produits dans un nombre limité de pays, en faible quantité et leur usage les rend faiblement substituables et difficilement recyclables.

 

Par ailleurs, leurs conditions d’extraction induit des impacts potentiellement négatifs aussi bien au niveau des populations qui sont exposées que la biodiversité des sites avoisinants. Pour toutes ces raisons, en tant qu’investisseur responsable, il est fondamental d’avoir une vision claire de la façon dont les entreprises concernées par ces enjeux prennent en compte ces problématiques spécifiques quand elles considèrent leur chaîne d’approvisionnement en métaux rares.

 

Cette analyse permet d’évaluer leur degré d’exposition des risques d’ordre opérationnel et réputationnel, environnemental et social ou réglementaire.

 

Les risques opérationnels et réputationnels, peuvent être générés par une rupture de la chaîne d’approvisionnement. Cet enjeu est particulièrement prépondérant, pour les filières en terres rares qui sont des éléments principalement produits en Chine.

 

Les enjeux environnementaux et sociaux ont émergé plus récemment, après les catastrophes humaines et écologiques qui ont eu un impact fort aussi bien en Chine, au Brésil ou encore en République démocratique du Congo.

 

Enfin, au niveau des risques réglementaires, il s’agit de comprendre comment les entreprises intègrent les nouvelles réglementations, notamment la loi Dodd-Franck aux États-Unis, le Modern Slavery Act au Royaume-Uni ainsi que la récente loi sur le devoir de vigilance en France. Il est donc crucial d’analyser la façon dont les entreprises mettent en œuvre des nouvelles stratégies pour favoriser la transparence ainsi qu’une diligence raisonnable dans le cadre de leurs relations avec leurs fournisseurs notamment en métaux rares.

 

Dans le récent rapport publié par Meeschaert AM et Shareholders for Change sur la durabilité des chaînes d’approvisionnement en métaux rares trois secteurs d’activités, sont étudiés : la chimie, le secteur automobile ainsi que l’éolien.

 

Cet éclairage complet, distancié mais également prospectif, tient compte de la responsabilité élargie de l’entreprise en évaluant les impacts de son activité tout au long de sa chaîne de valeur.

 

Consulter le site ISR du groupe et découvrez le rapport sur « Les chaînes d’approvisionnement en métaux rares – Les enjeux pour une transition énergétique durable ».