5 septembre 2018

 

Le comité Pro Persona est un cercle de réflexion composé de philosophes, théologiens et d’experts de la finance, il vise à approfondir les questions éthiques qui se posent à l’activité financière et économique.

 

Sa mission ? Contribuer à une recherche fondamentale et appliquée en faveur d’une finance au service de l’économie et d’une économie au service de la personne humaine. Pour partager les fruits de ses réflexions, Pro Persona édite des Cahiers, découvrez le troisième numéro de la séquence “Travail” :

 

 

Alors même que le repos, étant le contraire du travail, pourrait paraître hors-sujet dans une réflexion portant sur l’économie et la finance, il n’en est rien. Ce qui le montre est l’intensité des débats qui naissent au sujet du travail du dimanche, ou de la suppression éventuelle de tel ou tel jour chômé. Mais si le repos est aussi essentiel dans une réflexion sur le travail, en quoi consiste-t-il donc ?

Travail et repos : un tandem essentiel à la vie de l’homme ?

Le regard contemporain sur le repos est paradoxal : d’un côté, on parle volontiers, pour l’époque présente, de l’entrée dans une « civilisation du loisir » (J. Dumazedier), et, dans ce cas, le travail serait une « valeur en voie de disparition » (D. Méda). D’un autre côté, on assiste à une emprse de plus en plus grande de la vie professionnelle sur la vie de l’homme.

 

L’idée même d’un jour hebdomadaire chômé, le dimanche, devient ainsi problématique, sans compter que le loisir de l’homme lui-même est soumis à une logique marchande qui le transforme en objet d’une véritable industrie du divertissement (« entertainment industry »). Nous sommes ainsi partagés entre deux tendances de fond qui sont à l’œuvre dans notre culture : l’obsolescence programmée du travail d’un côté, et, de l’autre, le monde du « tout-travail ». Dans les deux cas, c’est la valeur du repos qui est perdue : comment la  retrouver ?

 

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