24 octobre 2017

 

Pour soutenir une cause qui nous tient à coeur, différentes solutions existent : bénévolat, don d’argent ou en nature, mécénat de compétences… Moins connu, mais néanmoins très accessible, le produit de partage est de plus en plus souvent utilisé : une entreprise s’engage alors à verser une partie du prix de ses ventes à une association qu’elle a identifiée.

Dans le domaine financier, pour accompagner des associations ou fondations, les fonds de partage s’inspirent de cette même mécanique.

 

Allier finance et philanthropie

 

Grâce à ce support d’investissement, dont la valorisation permet de partager les bénéfices entre les investisseurs et l’organisme bénéficiaire, investir sur les marchés boursiers devient œuvre utile.
Au-delà de la seule performance financière, le porteur de part (personne physique ou morale) sélectionne le produit adapté à ses projets et à sa situation patrimoniale, tout en donnant un sens à ses placements.
Comme tous les FCP ou Sicav distribués en France, le fonds de partage bénéficie d’un agrément de l’AMF. Son DICI (Document d’Informations Clé pour l’Investisseur) détaille ses principales caractéristiques, comme par exemple l’horizon de placement, le niveau de risque, l’objectif de gestion ou l’allocation d’actifs. Sa liquidité permet d’acheter ou de vendre des parts à tout moment.

 

Pour le particulier qui souscrit des parts de distribution (généralement dénommées parts D), un don, correspondant à un pourcentage défini à l’avance du résultat, est octroyé annuellement en son nom au profit de l’organisme bénéficiaire. En contrepartie, il reçoit un justificatif et peut profiter d’un avantage fiscal.

S’il a investi dans des parts de capitalisation (généralement dénommées parts C), c’est la société de gestion qui réalise un don, indexé sur l’actif total du fonds. Aucun justificatif ne lui sera alors adressé.
Le gestionnaire d’un fonds de partage doit donc s’attacher à viser une double performance :
• Financière, pour répondre au besoin de valorisation de l’investisseur,
• Solidaire, pour assurer un complément de ressources pérenne à l’association bénéficiaire.

 

L’impact extra-financier

 

Un troisième axe de performance peut être ajouté : l’impact extra-financier. Certains fonds de partage s’engagent en effet à mettre en cohérence les critères de sélection des valeurs choisies par le gérant avec la cause soutenue. Par exemple, un organisme défendant la protection de l’environnement peut souhaiter l’exclusion de secteurs d’activité très polluants et une intégration positive de sociétés recherchant des solutions réduisant le bilan carbone de leur activité.

 

Ainsi, le fonds de partage allie une triple association d’intérêts :

 

• Pour l’investisseur : soutenir une organisation sans but lucratif sans pour autant abandonner la recherche de performance ni se déposséder de ses actifs financiers.
• Pour l’organisme bénéficiaire : générer des revenus réguliers, complémentaires aux campagnes de collecte de dons ponctuels, pour plus de visibilité dans les projets menés.
• Pour la société de gestion : s’associer à une cause, en renonçant à une partie de ses frais de gestion, pour appuyer sa démarche de responsabilité sociétale.

 

Consultez le site de Meeschaert Asset Management.