24 mai 2017

De nombreux dispositifs permettent d’associer philanthropie et économie d’impôts : la donation temporaire d’usufruit, le don d’actifs chargés en plus-values ou le don à une fondation allient ainsi les intérêts d’un donateur et d’une organisation bénéficiaire. Cependant, le choix de la cause qu’on souhaite soutenir prime sur celui du mécanisme à adopter : insertion, recherche médicale, handicap, environnement, éducation, en France ou à l’international…

 

Mener son projet philanthropique comme un investissement financier

 

Tout investissement, qu’il soit financier ou philanthropique, doit garder en mémoire l’intention initiale qui servira de référence aux résultats obtenus sur la durée requise. De même, la recherche d’un organisme et la sélection d’une solution financière s’articulent autour des mêmes étapes :

– définir des objectifs ;

– identifier les ressources disponibles ;

– structurer son patrimoine ;

– choisir les outils adaptés ;

– mesurer les résultats ;

– faire évoluer le projet selon les nouveaux besoins identifiés.

 

Ni trop tôt, ni trop tard, pour y penser

 

Il n’y a pas d’âge pour se lancer dans un tel projet. Il est cependant peu habituel de donner de manière importante de son vivant, par crainte de se démunir. Etre l’acteur direct de son initiative philanthropique est très enrichissant. Fédérer les membres de la famille autour d’une aventure commune et transmettre aux jeunes générations un autre héritage apportent toujours une dimension supplémentaire à cette action.

Différentes modalités permettent de préparer un projet selon ses souhaits et ses moyens pour une mise en œuvre après sa disparition : le legs avec charge, le bénéfice d’un contrat d’assurance… Afin de permettre aux héritiers de participer à la mise en œuvre – en évitant ainsi tout ressentiment – et pour affiner son idée, ces dispositifs doivent être anticipés très en amont. Il est important aussi de vérifier que l’organisme que l’on souhaite gratifier est à même d’accepter le legs et que la cause soutenue entre bien dans son champ d’activité.

 

Évolutions personnelles et professionnelles créent des opportunités

 

Les évolutions familiales ou professionnelles créent souvent des opportunités ne mobilisant pas toujours des ressources financières importantes :
– cession d’une entreprise : mettre ses compétences au service des autres ; donner un sens à ce capital ;
– succession : pérenniser les volontés du défunt ;
– événement familial transformé en une expérience solidaire : une liste de mariage devient une collecte de fonds, une fête anniversaire s’organise autour d’une action solidaire collective ;
– arrêt de son activité professionnelle : partager son expérience ou son temps bénévolement.

 

Comment inscrire la philanthropie dans son patrimoine ? Consultez le site.