5 juillet 2017

 

Les dernières élections révèlent une évolution de l’opinion publique et prouvent qu’une certaine idée de l’Europe n’est pas morte.

 

D’une part la montée  des populismes, tant crainte depuis le référendum du Brexit et l’élection de Donald Trump, ne s’est pas traduite dans les urnes. D’autre part il semble que les électeurs aient, d’une certaine manière, compris que le salut venait du principe de solidarité entre les Etats. L’Europe, malgré tous ses défauts, s’impose à tout le monde. Et ceux qui ont voulu remettre en cause la monnaie unique en ont été pour leurs frais. S’il est difficile de prévoir l’étape future et les conséquences de cette évolution, incarnée par l’arrivée à la présidence française d’Emmanuel Macron, il sera intéressant de voir si les élections allemandes et italiennes confirmeront cette tendance.

 

L’Europe semble de nouveau avoir le vent en poupe et ce ne sont ni les marchés, ni l’économie qui nous démentiront.

 

A l’autre bout du spectre, le monde anglophone a perdu quelque peu son leadership. D’un côté, la politique incohérente de Donald Trump désoriente à la fois le peuple américain et ses partenaires internationaux. De l’autre, le coup de force électoral de Theresa May n’a pas donné les résultats escomptés, la laissant dans une position très affaiblie pour négocier le Brexit. Il est probable que nous allons assister, malgré une domination économique et technologique toujours aussi forte, à une perte d’influence du monde anglo-saxon. Tout l’enjeu pour l’Europe sera, en étant plus concentrée et plus dynamique, de prendre le relai. Cent ans après, saura-t-elle saisir cette chance historique de jouer ce rôle de phare qu’elle n’a plus connu depuis 1919, dans un monde toujours en quête de réponses et de repères ?

 

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